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Dimanche 10 septembre 2006

 

 

 

 

 

TRANSGÉNIAL !

                        Aurélien Bernier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A Sandra, pour une Afrique sans OGM.

 Et pour tout le reste…

 A José, et à tous les neutralisateurs de transgènes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle essaya de garer la voiture assez près du poulailler, tout en évitant les plus grosses flaques. Ce genre de manœuvres commençait à être difficile : il pleuvait sans discontinuer depuis onze jours et la cour de la ferme ressemblait de plus en plus à une bauge à cochons. Elle descendit, et en posant le pied par terre, elle enfonça sa botte de plusieurs centimètres dans la boue. Une fois redressée, elle du tirer la jambe d’un coup sec pour décoller le caoutchouc du sol.

Les semelles alourdies, elle marcha jusqu’au coffre qui s’ouvrit en grinçant, et sortit la caisse pour la poser à proximité de la porte grillagée. Accroupie, elle regarda entre les lattes de bois pour apercevoir les deux grosses boules duveteuses qui se tenaient recroquevillées dans un coin.

Elle resta là quelques minutes à les observer en se disant que, décidément, c’était beau des poules avec des plumes !

Des mois qu’elle en cherchait, et il avait fallu qu’elle aille jusque dans la Creuse, à plus de cent cinquante kilomètres de là, pour enfin trouver de vraies poules avec de vraies plumes.

 Rien à voir avec ces espèces de cadavres sur pattes, inventés par de grands généticiens, dont la peau complètement nue faisait penser à un bout de viande qui se serait échappé d’un rayon de grande surface.

 Tout en imaginant la volaille déchirant elle-même le film plastique pour sortir de sa barquette en polystyrène et courir dans les allées au milieu des caddies, elle était entrée dans le poulailler et avait libéré les deux belles. Les gouttes de pluie glissaient sur leur plumage brillant, et elle trouva cet instant particulièrement magique.

Pourtant, elle aurait bien dû savoir que ça ne servait plus à rien... Quel intérêt pour un animal d’être beau de son vivant, alors qu’il sera vendu mort et emballé ? Pour tellement de gens, il ne s’agissait que d’un produit comme un autre, sur lequel planchent les ingénieurs pour le rendre plus performant, et les commerciaux pour le rendre attrayant. Est-ce qu’on demande à un écrou d’être beau ? Est-ce qu’un ouvrier a du temps à perdre au point de regarder ses écrous et de les trouver beaux ?

 Parfois, elle aurait aimé se faire une raison, mais elle s’en savait incapable. Impossible de ne pas s’attacher à ses bêtes : c’était une habitude prise une fois pour toutes, dont elle n’arriverait plus à se défaire.

Sinon, à quoi bon faire ce métier ? Autant aller bosser à l’usine et ne plus se poser de questions…

 

 

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 En fait, il n’avait pas fallu bien longtemps pour voir disparaître les plumes des volailles. Les variétés transgéniques, tellement plus rentables pour les industriels — combien de millions d’heures de travail par an économisées sur le plumage ? Combien d’emplois, c’est-à-dire de grévistes potentiels, supprimés ? — avaient très vite remplacé les espèces classiques.

Les croisements entre poules technologiques et poules passéistes se multiplièrent et, pour finir, une épidémie particulièrement meurtrière à laquelle les bêtes génétiquement modifiées furent moins sensibles permit de simplifier radicalement le choix des éleveurs.

Des bruits avaient couru que cette maladie en arrangeait bien certains, qu’elle n’était peut-être pas tout à fait due à la malchance. Mais comme toujours, pas la moindre preuve. Et puis de toute façon, il était beaucoup trop tard : c’est bien avant qu’il aurait fallu se battre…

Elle était là depuis plusieurs minutes, immobile sous la pluie, à réfléchir en regardant ses poules claquer du bec. Le froid et l’humidité commençaient à pénétrer ses vêtements. Elle décida qu’il était grand temps de rentrer au sec.

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 A l’intérieur, le feu était sur le point de s’éteindre. Il restait juste assez de braises pour recharger la cheminée et rêvasser en regardant les flammes grimper. Petit à petit, ses pensées se perdirent dans des souvenirs lointains et vagues, sans consistance, sans contours précis. Elle s’y enfonçait comme on se coule sous une couette en hiver et elle s’y sentit bien malgré tout le reste. La chaleur dégagée par la flambée commençait à l’imprégner. Elle somnolait presque et souriait.

C’est seulement au bout d’une longue période qu’elle reprit ses esprits, comme si ses neurones, encore éparpillés quelques secondes avant, se remettaient dans un ordre bien défini. L’ordre dans lequel il faut ranger ses neurones pour affronter la réalité.

Elle se dirigea lentement vers le bureau, tira la chaise sur le parquet, et s’assit pour ouvrir son agenda. Demain mardi, 14h15, visite de la D.S.I.V. — Direction des services d’inspections végétales. Dans le meilleur des cas, elle en aurait pour trois heures. Les contrôles avaient tendance à devenir de plus en plus stricts : inspection détaillée de la comptabilité, vérification des semences, tests génétiques sur les plantes cultivées, validation des attestations de passage pour les produits de traitement…Elle était toujours en règle, mais elle se méfiait. Il n’y avait pas plus pinailleurs que ces gens-là, et les non-conformités coûtaient une fortune.

Tout ce cirque avait démarré il y a presque huit ans, quand les deux principales transnationales positionnées sur le marché avaient fusionné. Genotechs, le géant ainsi créé, devenait purement et simplement incontournable : une sorte de Microsoft de l’agroalimentaire qui tenait sous sa coupe tout ce qui se cultive dans tous les champs de la planète. « Le progrès scientifique au service de votre alimentation », comme dit leur publicité ! En fait, le slogan le plus juste aurait été : « Des OGM brevetés au service de nos intérêts financiers !».

La véritable catastrophe est arrivée l’année suivante, au moment des contractualisations avec l’Etat. En échange d’une rallonge de subventions — une de plus ! — les agriculteurs s’engageaient pour cinq ans à acheter des semences transgéniques à très haut rendement, évidemment vendues par Genotechs. A partir de là, le ministère imposait à chaque contractant les surfaces à ensemencer, pour chaque production. La seule initiative que conservait l’agriculteur était le choix des parcelles ! Pour tout le reste, il suffisait de se reporter à la documentation technique et aux directives ministérielles…C’était presque amusant de voir comment un gouvernement libéral mettait en place des politiques quasi soviétiques, tout en prônant la compétitivité ! Amusant aussi qu’une idéologie basée sur la concurrence amène au monopole, ou que la théorie de la liberté d’entreprendre aboutisse à l’asservissement des paysans. En fait, la seule chose qu’on ne pouvait pas enlever à ces gens, c’était cet immense talent à nous faire gober tout et n’importe quoi.

 Ça, elle l’avait compris depuis longtemps. Alors, quand ils avaient pondu cette saloperie, elle s’était bien juré de ne jamais signer. Pas question de se vendre. Pas question de devenir un ouvrier spécialisé, ni de laisser leurs plantes pourries envahir ses champs. Si elle avait choisi ce métier, c’était pour être libre, maître de ses décisions, et pas pour obéir à un technicien en costume, effrayé à l’idée de salir ses chaussures en marchant dans la boue.

 Elle croyait possible de résister au moins quelques années : jusqu’à ce qu’elle puisse passer la main à des jeunes, moins fatigués qu’elle, et mieux disposés à lutter.

En tout et pour tout, elle avait tenu six mois.

  

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 A la page du mercredi, un cercle rouge entourait 21 heures, et son écriture soignée indiquait : « réu. syndicat ». Elle eût un léger haussement d’épaules, presque rien, mais qui voulait dire : « Est-ce que ça sert encore à quelque chose, tout ça ? ». Elle repensait à l’époque où ils pouvaient s’opposer, agir.

 Aujourd’hui, s’il fallait détruire ne serait-ce que les plantes transgéniques — sans parler des animaux —, non seulement il faudrait le concours de l’armée, mais en prime on ne trouverait quasiment plus rien à manger dans le pays ! La France irait rivaliser avec la Zambie et l’Angola en matière de pénurie alimentaire !

Pourtant, leur combat avait bien démarré : « l’opinion publique », comme disent les journalistes, était longtemps restée hostile aux manipulations. Même les transnationales renonçaient à s’implanter en Europe de peur d’y perdre du temps et de l’argent. Il a suffi de quelques procès pour tout foutre en l’air. Dès qu’il a été question d’envoyer des militants en prison pour des actions de destructions, les radicaux — dont elle faisait partie — et les modérés s’empaillèrent allègrement. Elle se rappelait avec quel malin plaisir les médias firent leurs choux gras de ces engueulades. Rapidement, leurs grands discours sur la solidarité internationale furent occultés par les conflits de personnes, et le public les lâcha.

En y repensant, elle avait l’impression d’un immense gâchis. Elle ne savait pas exactement quand les choses avaient dérapé, mais elle était persuadée qu’ils auraient pu l’éviter. Qu’ils auraient dû tout faire pour l’éviter !

 A présent, c’était foutu : les autres avaient gagné, si tant est qu’il puisse y avoir des gagnants à ce jeu de cinglés. Une seule chose était sûre : il n’y avait plus d’alternative en face. Les manipulateurs de génome avaient mis tout le monde K.-O. : l’agriculture conventionnelle, les paysans, la bio.

La bio ! Ça lui semblait appartenir à une autre vie, une autre époque qui remontait tellement loin…

 Une époque où les gens s’arrachaient littéralement ses produits. Une époque pleine des yeux grands ouverts d’enfants de la ville qui venaient chaque mois visiter sa ferme.

C’est justement cet aspect des choses qu’ils n’ont pas supporté : qu’on ait pu prouver qu’un autre modèle était possible ! Un modèle sans les centaines d’hectares de primes à perte de vue, sans les hectolitres de produits chimiques, sans les machines énormes et impossibles à rembourser. Mais un modèle qui faisait rêver les enfants…

Et ça, il fallait forcément qu’ils le détruisent.

 « Soyez réaliste, vous comprenez bien que le risque zéro n’existe pas ! »

« On ne peut rien contre la dispersion du pollen : c’est la nature ! »

 « Et puis, ne vous inquiétez pas : même avec quelques traces d’OGM, la bio restera la bio… »

Quand elle y repense, elle se demande comment ils ont été assez faibles pour se laisser faire. C’était tellement évident ! On acceptait 1%, puis 2, puis 5, et c’en était fini. Bien sûr, de la bio aux OGM, ça faisait hurler tout le monde : les convaincus la boycottaient et les autres continuaient d’acheter au moins cher…Pour tomber définitivement dans le ridicule, on a changé de logo et d’appellation : l’agriculture biologique est devenue la « qualité environnement ». Au bout de six mois le marché était mort et enterré.

 Elle aurait voulu pouvoir tout recommencer, comme dans un jeu de cour d’école : dire « pouce », reprendre au début et faire autrement. Cette fois, elle y aurait consacré toute son énergie. Avec les autres, ils se seraient démenés pour harceler les politiques, pour dénoncer les pratiques des industriels, la complicité des scientifiques, pour convaincre le public dans la rue ou à l’entrée des supermarchés !

 Le bruit sec d’une larme tombant sur la page de l’agenda la fit sursauter. Elle enrageait tellement qu’elle ne s’était même pas aperçue qu’elle pleurait. La boule qui lui agrippait la gorge venait aussi bien de sa haine envers les vrais responsables — actionnaires, décideurs, élus et chercheurs collabos — que du dégoût de sa propre passivité.

Elle raya brutalement la ligne qui annonçait sa réunion mensuelle pour écrire dessous, en lettres majuscules :

« TROP TARD ! »

  

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Installée dans le vieux canapé une revue à la main, elle alluma machinalement son poste de télévision. Elle tomba en plein milieu de Transgénial !, la nouvelle émission entièrement consacrée aux biotechnologies. Une heure de propagande non-stop, pour ceux qui auraient encore besoin d’être conditionnés — ou rassurés. Habituellement, les reportages s’enchaînaient pour exposer au bon peuple les incomparables avantages de nouvelles pommes de terre enrichies en fer ou de chats génétiquement modifiés afin d’éviter les allergies.

 Cette fois-ci, le ton était plus grave. Elle comprit rapidement qu’une catastrophe venait d’arriver, mais il lui fallut plusieurs minutes pour mettre bout à bout tous les éléments. On avait annoncé ce matin même qu’une variété de blé transgénique — le M027 — développait dans certaines circonstances rares et encore indéterminées une toxine mortelle. Les premiers résultats de l’étude lui attribuaient trois décès survenus ces derniers mois, et dont les causes étaient restées mystérieuses jusqu’à aujourd’hui.

Elle entendit vaguement les différents intervenants déclarer ce qu’il faut déclarer dans des cas comme celui-là.

Que ce phénomène était totalement imprévisible !

 Que personne, vraiment personne, n’aurait pu se douter.

Que le risque zéro — toujours lui ! — n’existe décidément pas, et ce malgré tous les progrès de la science.

 Que dorénavant, des moyens supplémentaires seraient consacrés à l’évaluation.

Qu’une nouvelle commission de vigilance serait créée dès que…

 

 

 Tout ça lui parvenait de très loin. Elle était comme sonnée par un coup reçu en pleine figure. Un seul chiffre passait en boucle dans son cerveau : huit hectares.

C’était la surface de blé M027 qu’elle avait semé dans ses champs l’année dernière.

 Avant de fondre en larmes, elle entendit juste ce détail atroce : parmi les trois victimes figurait une petite fille de huit ans atteinte de myopathie. Cette nouvelle semblait consterner le présentateur, à moins d’un mois du prochain Téléthon.

 

 

 

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Dix jours plus tard, dans Le Nouvel Agriculteur, à la page des petites annonces, on trouvait ces quelques lignes :

AV, Nord Charente, exploitation agricole. 48 ha céréales + poulets + 30 chèvres. Disponible de suite. Prix : 250 000 €.

 Très urgent.

 

Par Bernier-Gicquel - Publié dans : Extraits de Transgénial !
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Dimanche 10 septembre 2006

ON T’ A DIT…ON T’A PAS DIT …

 

 

 

 

 

 

Par Marie Christine Labourie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit dictionnaire en aphorismes et  questions impertinentes avec jeux de mots et de maux.

 

 

 

 

 

 

(Réponses autorisées, c’est inter-actif.)

 

 

 

 

 

 

Il nous faut, pour retrouver le sens, le sens de notre réel, retourner les mots,  dénoncer la perversion, la prostitution, la déviation du langage des gouvernants d’aujourd’hui. Elles  nous   font  perdre le Nord et croire à la propagande douce infligée à nos cervelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zamiatine : «  Le monde se développe uniquement en fonction des hérésies, en fonction de ceux qui rejettent le présent, apparemment inébranlable et infaillible. Seuls les hérétiques découvrent des horizons nouveaux dans la science, l’art et la vie sociale. »

 

 

 

 Nous autres 1922.

 

 

 

 

 

 

De René Char  « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Achat

 

 

 

Joie ! Joie ! J’ai acheté !

 

 

 

Joie ! Joie !

 

 

 

Joie triste, je suis fauchée !

 

 

 

Grand vide, Qu’ai-je pensé ? 

 

 

 

Et qu’ai-je aimé ?

 

 

 

Actionnaires du CAC

 

 

 

Individus non «  actifs  à actions activés » par le fric : ont  touché en 2004  22,6 milliards d’euros de dividende,

 

 

 

 41 milliards en 2005, et …50 milliards  pour les 6 premiers mois  de 2006.

 

 

 

 Combien en 2007,8,9,10 etc ????  Existe-t-il une fin à cette histoire ?

 

 

 

Agriculture raisonnée

 

 

 

Elle n’a pas eu raison de discréditer l’agriculture Bio.

 

 

 

Amériques

 

 

 

L’Amérique du Nord vire de plus en plus vers la droite

 

 

 

L’Amérique du Sud, de plus en plus vers la gauche.

 

 

 

Si la rotation continue, le Nord deviendra le Sud !

 

 

 

Et… qui va perdre le nord ?

 

 

 

Amiante

 

 

 

Cette sale «  amie hante » les corps. 50.000 à 100.000 décès dans les 30 ans à venir.

 

 

 

Animaux

 

 

 

-Mais non, les animaux ne souffrent pas.

 

 

 

L’hameçon ne déchire pas la gueule ni les ouïes .

 

 

 

Les bandérilles ne touchent aucun nerf.

 

 

 

La balle tue toujours du premier coup le faisant .

 

 

 

Le renard et la biche n’ont aucune peur .

 

 

 

Le homard ne sent pas l’eau bouillante.

 

 

 

Le merlin de la Réunion qui lutte pendant des heures dans l’océan dit Pacifique  ne ressent rien. Non absolument rien.

 

 

 

Antisémitisme I.

 

 

 

Peur névrotique de Moïse, Jésus, Marx, Freud, et Einstein.

 

 

 

Et dans cette haine, rien n’est relatif !!

 

 

 

AntisémitismeII.

 

 

 

Les Arabes palestiniens sont aussi des Sémites. Donc l’arabophobie est aussi un antisémitisme…

 

 

 

Apophtegme

 

 

 

- Notre théorie est  le «  conservatisme  compassionnel » 

 

 

 

- Qui dit ça ?

 

 

 

- Le président des Etats- Unis.

 

 

 

Art

 

 

 

Plus les squelettes-mannequins sont anorexiques en se tortillant dans les camps de la mode, plus les artistes d’aujourd’hui élargissent les fesses de leurs statues…Les couturiers n’aimeraient-ils pas la chair des femmes ? Les artistes, oui.

 

 

 

Automobile

 

 

 

Auto- mobile : définition des véhicules du XXII ème siècle, qui stoppent auto-matiquement  devant l’obstacle.

 

 

 

Au siècle précédent, c’était l’inconscience absolue.  (50 000 morts par an en Europe).

 

 

 

Avarice

 

 

 

-Et si, pour alléger la dette du Tiers Monde on vendait les réserves d’or du FMI ?

 

 

 

- Mais enfin, vous n’y pensez pas !  C’est impossible.

 

 

 

- Pourquoi ?

 

 

 

- C’est immoral.

 

 

 

Aveuglement

 

 

 

-2,4 milliards de personnes avec moins de 2 dollars par jour.

 

 

 

Plus d’un milliard privés d’eau potable.

 

 

 

24.000 tués par la faim chaque jour.

 

 

 

- Boff… tu sais, les stats… « A voir… »

 

 

 

Banania

 

 

 

Il y a encore dans certains cafés, ou sur certaines fèves de galettes le : « Y’a bon Banania »  , gentiment, innocemment, cruellement raciste.Vive la coloniale ! Elle avait du bon…banania.

 

 

 

Banlieue

 

 

 

Bang !!! lieu de désespérance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bicyclette

 

 

 

Moyen de déplacement hors de prix et donc  inaccessible pour un  très grand nombre d’humains et surtout d’humaines au Sud de  la Planète.

 

 

 

Bilan

 

 

 

On dépose maintenant trop souvent le bilan d’une entreprise. Mais aujourd’hui c’est celui de l’Ecole qu’il convient de « déposer », aux dires de certains…Si l’Ecole devient une entreprise, on va  se faire un sang d’encre, et pour les «  bile-ans »  de la bile pour  des ans.

 

 

 

Bonheur – pub

 

 

 

Choisissez le secret du bonheur.Le  Roquefort ? Tapez Miam. La Bagnole ? Tapez Broum. Le déboucheur WC ? Tapez Beurg. Le nettoyeur d’oreille ? Les couches pour fuite urinaire ? Le PQ ? Les serpillères ? Une Banque ? Du rouge à lèvres ? Du déodorant ?  Du foie gras, des pastilles anti-toux, des anti-odeurs, des anti-graisses, des anti-vie ?  Tapez : COUILLONNES. 

 

 

 

Bourse

 

 

 

Au Japon des enfants dès 11 ans vont suivre des cours de bourse. «  Licenciés en bourse ! » Ainsi apprendront-ils très tôt à licencier !!!

 

 

 

Bush

 

 

 

Bientôt,  camarade, un simple éternuement de cet homme  pourra changer la face du monde en y mettant le feu. C’est un dragon qui souffle des flammes par ses narines. Ou peut-être se  la joue-t-il  «  bush et buisson »  ardent ?   C’est dans la Bible.

 

 

 

Carnaval

 

 

 

Nous assistons en ce début de siècle au Carnaval le plus extraordinaire de nos gouvernants : ils rivalisent d’ingéniosité dans les mascarades, tant ils avancent masqués…

 

 

 

Catéchisme

 

 

 

Le nouveau catéchisme des économistes est un parangon de l’absurde : pour  embaucher   il faut licencier .

 

 

 

Cent milliards d’euros

 

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

 

 

Ce qui en quelques années est passé du travail au capital…10 points en moins pour le salariat dans le PIB.

 

 

 

Charité

 

 

 

Charité de charter… taxe sur les billets d’avion ( pour  la santé dans le Tiers Monde)  qui  fournira  200 millions de dollars, alors que la taxe Tobin sur les  transactions financières à 0,1% appliquée aux 1587 milliards de dollars des transactions de la planète,  fournirait quant à elle 200 milliards.

 

 

 

Cherchez l’erreur !

 

 

 

Chasse

 

 

 

Au Royaume Uni existe une Eglise libre des sports de nature, celle de la chasse à courre. Elle affirme :  

 

 

 

«  La chasse est un culte authentique,  la nature est une expérience religieuse.  Pêcher ou tirer une proie, c’est un des plus beaux aspects de la vie. »

 

 

 

Ca ne s’invente pas ! Tuer c’est la vie !!!

 

 

 

Chrétienté

 

 

 

Europe chrétienne

 

 

 

US chrétiens

 

 

 

A la tienne sacré athée !

 

 

 

Chept-Elles

 

 

 

1,78, 95… plus…plus…1,20…45  centimètres…

 

 

 

Mesurées, comparées, déshabillées…

 

 

 

La chair des Miss mises aux enchères.Très chères. Très chair…

 

 

 

A quand les mensurations des oreilles et des orteils ? ( et pourquoi pas du trou de balle ?)

 

 

 

Concours obscènes.

 

 

 

 Chair

 

 

 

La Libre Circulation  dans le libre échange est conditionnelle et ne s’applique pas à la chair immigrée. C’est moins  « cher » de faire circuler librement le capital…

 

 

 

Cinéma

 

 

 

Dans les films, jamais  « ils » ne sucrent  leur café, mangent rarement , ni ne défèquent.

 

 

 

Ils sont virtuels, ils chipotent et ne  chient pas.

 

 

 

Cohésion sociale.

 

 

 

Soyons cohérents les uns avec les autres.

 

 

 

Certains tiennent  la bourse pour que d’autres puissent la serrer.

 

 

 

Voici la véritable cohérence  de énarques.

 

 

 

 Ainsi le magot ne se renverse  pas.

 

 

 

 

 

 

Com.

 

 

 

Il y a plus de lignes téléphoniques dans Manhattan que dans toute l’Afrique Sud Saharienne. La téléphonie et l’informatique doivent avoir  peur des grains de sable.

 

 

 

Commandements

 

 

 

Tu ne tueras  point… Déjà  plus de 100.000 victimes civiles, peut-être 600.000 au pays  de la Mésopotamie.

 

 

 

« Ni potes ni amies ».     

 

 

 

-Qui les a provoquées ?

 

 

 

- Des  Croisés amoureux de Dieu. Pauvre  Coran ! Pauvre Bible !

 

 

 

Commémoration

 

 

 

2005 : on fête le centenaire de la loi sur la laïcité, ou les exploits de Jules Verne…mais  une certaine institutrice  est morte en 1905…

 

 

 

- Ah bon ? Pas entendu  parler…

 

 

 

- Bof, ce n’était « qu’une  »  femme, presque une sorcière, puisque révolutionnaire de la Commune de Paris…Je  crois qu’elle se prénommait Louise.

 

 

 

Compassion

 

 

 

Notion totalement étrangère aux structures mentales des industries pharmaceutique qui privées de compassion n’ont qu’une  «  passion con »: celle du fric, et non celle de l’A-frique.

 

 

 

Concurrence ( libre et non faussée)

 

 

 

Terme dont l’occurrence trop fréquente pourrit un  certain texte constitutionnel. En «  l’occurrence, c’est con ! »

 

 

 

Confusion lexicale

 

 

 

Confusion lexicale pour une tactique de marché : le mot « découvrir » devient le mot « inventer… » et donc « posséder ». Les brevets sur les gênes vont rapporter gros ! Faut pas se gêner !

 

 

 

Connaissance

 

 

 

- Con- naissance : naissance avec…Naître à autre chose, à d’autres lieux, à d’autres hommes…

 

 

 

- Comme c’est beau papa…

 

 

 

- Plus pour longtemps. L’économie de la connaissance sera bientôt à vendre.

 

 

 

- Alors papa, on devra aussi payer pour être  nés ?

 

 

 

 Conservatisme

 

 

 

Ce serait aux dires de quelques nantis, l’apanage de ceux que l’on  croyait naïvement progressistes.

 

 

 

Conso I

 

 

 

Plus rapide, plus riche, plus propre, plus grand, plus vite, plus jeune, plus  beau, plus blonde, plus mince, plus odorant, plus allégé, plus, plus, encore plus, encore davantage plus  à l’infini…

 

 

 

Je deviens obèse de manques et de besoins.

 

 

 

Conso II

 

 

 

Consommation

 

 

 

Consomme !

 

 

 

Qu’on nous somme de consommer

 

 

 

Cons nous sommes de consommer

 

 

 

«  Cons ! Sommations ! »

 

 

 

On nous somme d’être cons

 

 

 

Console

 

 

 

Le dernier gadget en France et pour lequel on n’hésite pas à faire 5 heures de queue, c’est la dernière console de jeu ultra machin... De quoi et comment se console la gens humaine ?

 

 

 

Cuisine

 

 

 

C’est le lieu des femmes…Les stars des petits plats…

 

 

 

Alors pourquoi seulement 2 femmes en France ont les étoiles Michelin ? Peu d’étoiles …et jamais   stars des grands plats.

 

 

 

Constitution Européenne

 

 

 

Comment allons-nous nous « re-constituer ?  »

 

 

 

Coupe

 

 

 

On te coupe le boulot. On te coupe les allocs, on te coupe l’électricité et l’eau.

 

 

 

Dans le noir complet tu   te coupes les veines .

 

 

 

Coût

 

 

 

-Une grève ça coûte toujours très cher, vraiment très …disent les médias.

 

 

 

A-t-on jamais entendu parler de ce que ça coûte aux travailleurs ?

 

 

 

Credo

 

 

 

Le nouveau credo en France est : « si tu veux,  tu peux… » Catéchisme écrit par les nantis pour les pauvres, ces débiles velléitaires.

 

 

 

Crime ( contre l’humanité)

 

 

 

Il y en a un qui a duré 3 siècles.Lequel ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crime d’honneur

 

 

 

Violée par une barbarie mâle, elle sera assassinée par une autre barbarie, celle des pères ou des frères.

 

 

 

Mais celle-ci est …morale !

 

 

 

Crime d’honneur, crime d’horreur, renouvelé 1250 fois en 2004 au Pakistan.

 

 

 

Crise de l’entreprise

 

 

 

Le cri pour plus de prise … de bénef.

 

 

 

Le cri de ceux qui plongent dans la détresse.

 

 

 

Croissance I

 

 

 

La croissance crée des emplois.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !  La croissance crée désemploi.

 

 

 

Culture

 

 

 

-Pourquoi les groupes musicaux ont-ils toujours un nom, des titres, des thèmes anglo –américain ?

 

 

 

- Oui pourquoi ? reprennent en chœur  Bretons, Basques , Corses et  Occitans…

Par Marie-Christine Labourie - Publié dans : On a reçu des textes...
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Transgénial !, c'est un recueil de nouvelles écrit à quatre mains (les nôtres) et publié par Attac en 2006. Pourquoi publié par Attac? Ca, vous verrez en lisant. Pourquoi un blog? Et pourquoi pas? Si vous voulez des raisons, en voici quelques-unes : promotionner notre bouquin, copiner, faire connaître des textes que nous avons reçus suite à la sortie du "petit livre rouge avec une poule dessus". Alors, bonne visite et plus si affinité.

Bernier-Gicquel

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